La tour génoise des iles sanguinaires:
Les Tours génoises furent construites au XVIe siècle à la demande des communautés villageoises pour se protèger des pirates.
À partir de 1530, sous l'impulsion de la république de Gênes, quatre vingt-dix tours furent édifiées sur le littoral corse, dont trente-deux au Cap corse.
La République étendait à l'île le système de vigilance déjà en vigueur sur le pourtour du littoral méditerranéen.
Ces vigies placées en avant-poste prévenaient et défendaient des attaques des Barbaresques et de tous les dangers venant de la mer.
Qu'elles soient carrées ou plus souvent circulaires, elles ont toujours trois étages : un niveau pour les réserves d'eau, de vivres et de munitions, un autre pour la vie et le dernier pour la veille.
Bien souvent, salle de guet et salle de repos ne formaient qu'un seul espace doté d'un plancher sommaire. On passait d'un niveau à l'autre par des trappes et des échelles. L'accès à la porte d'entrée se faisait par une longue échelle mobile.
-La surveillance : la terrasse, percée de machicoulis ou munie de bretèches, était flanquée d'une guardiola et plate forme avec meutrières permettait aux torregiani de guetter.
-L'espace de vie : les gardes habitaient à tour de rôle la pièce unique pourvue de niches et d'une cheminée sous la salle de guet.
-Les réserves : une niche servait à ranger les vivres. Depuis la terrasse, une conduite amenait l'eau dans la citerne située au bas de la tour.
La garnison, de deux à quatre hommes, recrutés parmi les habitants et payés sur les taxes locales, assurait la vigie avec les feux et signaux réglementaires en cas de péril et renseignait navigateurs, bergers et laboureurs.
Certaines ont dû se défendre contre les envahisseurs, et on retrouve à leur base les restes des combattants.